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Jeudi 10 novembre 2011 4 10 /11 /Nov /2011 09:00

le-petit-prince-dorison-bd-volume-1-simple-29293.jpgIl y a 67 ans, Antoine de Saint-Exaspérant disparaissait dans des conditions qui forgèrent en grande partie la renommée d’un livre manifestement écrit pour un public de débiles légers. Qui n’a pas lu ce conte soporifique où s’agrègent les maximes et les dictons, ce buffet froid source d’extases universelles face aux vérités sortant de la bouche fraîche d’un poupon neurasthénique, cette fable molle et fade à la morale niaise visant à conserver en chacun d’entre nous l’odeur tournée d’un vieux lait maternel, à raviver le mauvais goût de l’enfance, qui ne l’a pas lu, donc, n’a en somme rien raté.


La vie monastique nous enseigne de donner sans compter. Mais je ne peux, du fond de ma cellule, me retenir de soustraire, d’additionner et de constater qu’il ne reste plus que trois ans. Trois ans, non pas avant l’Apocalypse et le retour annoncé par les saintes écritures de notre Seigneur. Mais trois ans avant la nationalisation, l’ouverture du capital du Petit Prince au domaine public, la mise à disposition, pour le quidam, d’une manne dépourvue de l’impôt qu’il est nécessaire de verser, 70 ans durant, à une descendance prompte à sucer les dernières gouttes de sève d’un arbre momifié.


Le-Petit-Prince-La-Planete-du-Temps-DVD.jpgA mon âge vénérable – je suis le doyen de la maison –, je garde bonne mémoire et, regardant derrière moi, que vois-je ? En 2008, une adaptation en bande dessinée, par Joann Sfar, avait l’élémentaire bon goût de respecter l’œuvre initiale ; en 2011, 52 épisodes animés librement inspirés— à la BO interprétée par Yannick Noah...(yez-le !) — font sortir le Petit Prince du tombeau, comme on agite un squelette pour en faire tomber quelque pièce posée là par une mère superstitieuse et endeuillée, afin que la petite âme passe les eaux du Styx ; au même moment, les premiers tomes d’une série qui en annonce 24 s’emparent du blondinet en redingote comme on kidnappe un enfant, afin de lui faire subir mille mésaventures rentables ; un film est déjà en préparation pour une sortie prévue en 2016, et, à n'en pas douter, toute une panoplie de produits dérivés marqués du sceau princier suivront le carrosse : jeux vidéos, pyjama, clés USB, sous-bock, mugs, housses de couette, figurines, autocollants, casquettes, brosses à dent, sac à dos, porte-clé, tapis de souris, magnet, stylo, carnet intime, boules à neige, serviettes hygiéniques, renard vibrant et tant d'autres belles duplications de chinois répliquants. 

 

Alors quoi. C’est ça, l’esprit de famille ? C’est donc ça, la conservation du patrimoine ? Viendrait-il à l’idée des derniers nobles désargentés de transformer le château familial en décor de films bondage ? De vendre les beaux meubles à des amateurs de décopatch et de scrapbooking ? De fondre les médailles de baptême des ancêtres et les vieux bijoux de famille pour en faire des petits lingots sonnants et trébuchants, bientôt transformés en grosses gourmettes et en bagues pour doigt de pied vendues au Manège à bijoux chez Leclerc ?


plastoy-porte-cles-le-petit-prince-le-petit-prince-et-le-re.jpgFaire proliférer une œuvre, la forcer, malgré elle, à pondre des petits monstrueux, à mettre bas entre ses flancs moribonds une sous-race morbide d’adaptations jeune public, à expulser d’entre ses cuisses ulcéreuses une dégénérescence grouillante de produits dérivés, à n’engendrer qu’un sida protéiforme rampant de format en format, une grande peste cathodique, un cancer de l’image en phase terminale dont les cellules anarchiques se multiplient, enflent, pullulent et entraînent dans leur folie la dégénérescence de tout un univers : voilà le vrai crime contre la création. 


Odieuse engeance ! Atroces descendants ! Rejetons sacrilèges ! Semence gaspillée ! Criminelles gamètes ! Chair pourrie d’une chair sacrée ! Sang caillé d’un sang béni ! Infâme progéniture ! Ayants droit : race maudite ! Nulle place pour les vampires dans le paradis des saints et des bienheureux. Leur enfer, le voilà : éternellement pour leur supplice, ils deviendront le mouton dans la boîte. La rose sous le bocal. L'éléphant dans le boa. A genoux, les bras en croix, il ne reste qu'à supplier : mea culpa, mea culpa !

 

Frère des Ours


 

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Par meaculpa
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Lundi 7 novembre 2011 1 07 /11 /Nov /2011 09:13

9782205067026_1_75.jpg Je profite d'un voyage de notre Très Révérend Père pour en finir avec les renégats, les abjurateurs, les Judas dont les traîtres baisers ne trompent personne.

 

Haaaa... c’était mieux, avant. Dans Pour en finir avec le cinéma, Blutch promène le lecteur dans une galerie de vieux films démodés qui, s’ils ont eu leur heure de gloire, ont aujourd’hui et pour beaucoup le goût de papier décomposé des albums de Sylvain et Sylvette.

Blutch, debout devant le charnier des acteurs disparus et des films décédés qui ont peuplé son enfance, chante l’oraison funèbre de ses illusions perdues. Oui, le cinéma grand genre des années 30, 40, 50 procure chez Blutch un mélange de sentiments contradictoires. La bande dessinée pleure ce grand frère adoré et haï, à qui tout a réussi : le cinéma d’Hollywood.

 

Il pleure et rage (et jubile), notre Blutch, dans cet hommage posthume à la gloire des héros du cinéma d’un siècle trépassé, il érige son propre monument aux morts, pompeux et ronflant, comme l’on en trouve sur toutes les places des 36 785 communes de notre beau pays la France. Il dresse un panthéon à la gloire des marionnettes, un mausolée en souvenir des apôtres des salles obscures, une nécropole abritant les restes pourris et les ossuaires grotesques et grimaçants de la grande famille des acteurs. Mais cette famille : ce n’est pas la sienne. De vagues cousins d’Amérique qui, fortune faite, ont vite oublié la vieille Europe avachie dans ses jérémiades de continent foutu. 

L’on se dit : « enfin ! ». Enfin, la bande dessinée prend de la hauteur, de la carrure, des épaulettes ! Enfin, un peu de sérieux, dans ce monde grotesque peuplé d’exaspérants personnages franco-belgo-comixo-mangako-héroïco-fatasoïdes. Enfin, l’on peut sans honte sortir son imagier dans les cafés parisiens, exposer son album à vignettes bien en vue sur ses étagères Gruntäg sans craindre les moqueries. Ce beau sentiment de fierté, nous le devons au grand, à l’immense, à l’inénarrable, à l’intouchable (aurait-il la lèpre ?) Blutch.

 

blutch-pour-en-finir-avec-le-cinema-M61785.jpg Dans son imposant ouvrage que certains qualifient « d’essai graphique » (retenons qu’un essai est par définition, une lecture fastidieuse et assommante), Blutch fait la démonstration que la petite marchande de bulles n’a rien à envier au septième art, ce vieux monsieur bande-mou. La preuve : elle ne se cache plus pour annoncer la préméditation de son crime. La jeune fille a grandi, la voilà prête à renvoyer à ce vieux sale de cinéma la monnaie de sa pièce. Blutch sort la brosse à reluire, mais frotte avec une rage de forcené, la rage de s'être trompé d'époque, de pays, d'histoire, de métier. En piégeant d'immenses acteurs à ses côtés, dans son oeuvre, en les faisant jouer sa partition, son scénario, son film de papier, Blutch en finit avec le cinéma comme on règle des comptes après des années d'aigreur et de ressentiments, comme le petit frère envieux et aigri du grand Robin de Locksley, prince des voleurs. Ha Ha ! Tu as brillé ! Tu as pavané dans tes gloires ! Ton heure a sonné et c'est moi qui secoue la cloche !

Comme dirait soeur Sourire : on fait moins le malin.

 

Voilà donc une œuvre ambitieuse. Je veux dire, une ambition à l’œuvre. Car ne nous y trompons pas. L’on voit clair dans les projets secrets de Blutch. Tout cela est transparent. Se réclamer des morts, des vieux films démodés, de l’âge d’or du cinéma hollywoodien, voilà les premières pierres d’une stratégie de changement de camp. Oui, Blutch opère ici un subtil retournement de veste. Cet ouvrage n’est pas un coup de poignard dans le dos d’un cadavre. Ce n'est pas un crachat lancé sur la pierre tombale d'un parent détesté. C’est une allégeance en forme de sauf-conduit, de laissez-passer vers l’Empire de la caméra.   

Blutch cite ses classiques comme on fait le tour de ses références, lors d’un entretien d’embauche. Il fait l’intelligent, le cultivé, l’esthète. Il y a du Godard, de l'Orson Wells, et ça réfléchit sec entre deux portraits de Burt Lacaster. Le flagorneur est assez malin pour dresser de lui un portrait peu flatteur. Et ça marche ! Les critiques de BD, mais aussi de cinéma, portent ce pensum aux nues. Blutch dit en finir ? C’est pour mieux commencer. Gageons que dans quelques mois, un an, deux peut-être, Blutch, qui a déjà effectué quelques missions d’Intérim, signera un CDI dans l’industrie du cinéma. Un film hommage sur la bande dessinée, peut-être ? L'adaptation de Sylvain et Sylvette ? 

 

Frère Jacques

 

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Par meaculpa - Publié dans : Jetons-lui la première pierre !
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Jeudi 27 octobre 2011 4 27 /10 /Oct /2011 13:21

51lsQxaQAVL._SS400_.jpgHa, que votre retour m'emplis de joie, Très Révérend Père ! En votre absence, figurez-vous que j'ai encore une fois subi maints quolibets et nombreuses vexations de la part de Frère Jacques et de Sœur Sourire qui, je vous l'assure, s'étaient mis en tête de prendre le pouvoir !

Ils ont moqué ma chronique de l'oeuvre d'Etienne Davodeau, une chronique objective, modérée et dans la lignée des préceptes moraux ici enseignés par vous notre guide, notre berger, vous qui êtes si bon et si plein de sagesse.

 

Ils m'ont interdit de la publier et en ont fait une très méchante parodie, sans scrupules, pleine des bassesses et de sous-entendus graveleux, sous-entendus émanant comme toujours de Soeur Sourire, qui a utilisé des mots parfaitement crus et inappropriés, comme «jouir du fion avec un goulot de Merlot» ou encore «enculade avinée entre camarades du crayon», «taille-moi ma petite pointe bic avec ta serpette», "remplis-moi la case de ton sarment noueux", " fais-moi péter le phylactère avec ton Jéroboam millésimé" et pour finir, attendez, je finis, elle titrait cet épouvantable épanchement «MDI,mutuel dépucelage inverti» (l'objet du délit est sous la paillasse de Sœur Sourire qui, je vous le rappelle, n'a encore pas été sanctionnée d'aucune façon quand à sa conduite honteuse, mais que cela reste entre nous, je veux dire, pour la parodie, ça n'est pas moi qui vous ai mis au courant hein).

Avouez que c'est vignoble ! heu..ignoble.

Quand à Frère des ours qui avait été de par son age respectable, chargé des affaires du cloitre durant votre voyage, et ben il ne faisait rien qu'a rigoler !

Enfin, maintenant que vous êtes là, Très Révérend Père, tout va rentrer dans l'ordre et je vais enfin pouvoir m'exprimer librement et publier ma chronique à la grâce de monsieur Davodeau, qui rend à notre bon patrimoine national ses lettres de noblesse. Nous pourrions l'inviter en notre monastère afin qu'il découvre les secrets de fabrique du Chaussée aux moines. Mais je m'emporte à la rêverie, et la rêverie mène à la perversion de l'âme.

 

51WpH5lev2L._SS400_.jpgAux ignorants les mains pleines

 

Etienne Davodeau, que nous connaissons tous pour son sens fin de la chronique sociale, proche de ses personnages comme on le serait d'un bon ami, donne à ses lecteurs une preuve irréfutable de son immense talent, duquel ne transpire qu'une chose: l'humanité. Je veux dire par là, l'humanité positive, la belle humanité, celle des rêves, des utopies et de l'amour du prochain.

Le principe est simple: deux hommes, voisins, ne connaissant rien de leur profession et de leurs univers respectifs, l'un, Etienne Davodeau est Auteur de BD, l'autre, Richard Leroy est vigneron, décident de passer du temps à se découvrir à travers leur propre passion. Ces deux "Ignorants", nous apprennent que nous sommes tous l'ignorant de l'autre, mais que ces deux êtres que tout sépare ne sont pas si éloignés l'un de l'autre.

Nous suivons toutes les étapes de la création d'un livre d'un côté, le travail des vignes de l'autre, les salons de BD, les dégustations et autres joyeusetés, et toujours dans la bonne humeur.Est-ce là le talent de Davodeau? Cette constante bonne humeur, cette gaieté qu'il distille et qui nous laisse le sourire au lèvres une fois l'Oeuvre refermée ?

Il aurait pu, Davodeau, nous faire un de ces portraits vitriolé d'un monde de la BD à bout de souffle, fait de bassesses et de règlements de comptes, d'escroqueries au droit d'auteur et de mesquineries de cour de récréation, il aurait pu nous montrer la campagne et l'esprit paysan, tenace et retors, fait de bagarres à coup de rognage de chemins vicinaux, de vol nocturne de récoltes, de coups de fusils dans les cuves et de menaces avinée à la hache.

Non.

 

Davodeau nous donne du rêve.

 

Un livre gai.

 

Il nous donne un souffle de beauté. D'espoir. Celui d'un homme meilleur.

 

 

Frère Lumière

 

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Par meaculpa - Publié dans : Litanie des Saints
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Lundi 17 octobre 2011 1 17 /10 /Oct /2011 09:28

couv 9782849531273 grandeLe Très Révérend Père aurait tout aussi bien pu me donner un châtiment corporel — à n’en pas douter, sœur Sourire y aura droit — plutôt que ce calvaire, cette onzième plaie d’Egypte, cet implaidable dossier de cour d’assises, que dis-je, ce procès en sorcellerie qu’est le cas  Mimi Stinguette. Mais puisqu’il faut obéir, alors obéissons.

 

Hum Hum... Messieurs les jurés.

L’on a vu récemment des hordes de charognards et toutes sortes d’insectes nécrophages  s’acharner sur la dépouille mort-née de Mimi Stinguette. A peine sortie de la soupe primitive qu’est le web, cet utérus artificiel rempli de milliers de blogs-foetus souffrant la plupart des pires malformations congénitales, à peine entrée dans le vrai monde, celui de la publication, Mimi Stinguette fait l’objet de toutes les attaques, de toutes les lâchetés. S’acharne-t-on sur un nourrisson vagissant, sur un petit être tout neuf et plein d’allant ? Est-ce donc cela que nous enseigne notre bon Seigneur ? Les animaux s’entredévorent-ils lorsque rien ne les menace ?

Mimi Stinguette progresse donc dans l’existence avec, dans son sillage, une horde aboyante de garants de la morale bédéiste, une clique de gardiens du temple phylactère, un ramassis d’exégètes de la case tirée au cordeau, de grammairiens de l’encre de chine et de la mine de plomb, de petits professeurs de dessin frustrés de n’être pas eux-mêmes arrivés à percer leur poche des eaux, à pointer le bout de leur œuvre entre les cuisses d’une maison d’édition.

 

Touchée par un état de grâce, Mimi Stinguette subit son martyr sans jamais quitter son sourire de vierge pure : l’atrocité du quotidien, ce lent désastre sans salut, elle le sublime et le sanctifie par son sourire mystique souligné par l’immensité humide d’un regard compatissant. Asphyxiée dans une robe tube Gucci, démantibulée par le poids d’un sac Prada, écorchée vive un jour de solde, ignoblement mutilée par les talons aiguille de ses Louboutin, elle garde bon moral et fière allure, elle avance vers ses bourreaux la tête haute et le visage illuminé de divins rayons.

A côté de son supplice, Sainte Jeanne d’Arc n’est qu’un rôti du dimanche. Sainte Blandine, une pâtée pour chats. Sainte Catherine, un tourniquet de bac à sable. En toutes circonstances, Mimi Stinguette sourit. Rien, absolument rien, ne semble l’atteindre. Et c’est là l’origine de toutes les méchancetés. Ceux qui ne souffrent pas, ceux qui, par la puissance de leur esprit et de leur foi, ont trompé les lois de l’existence en s’immunisant contre le désespoir, ceux-là nous sont insupportables. Ceux-là doivent être exécutés.

 

C’est donc avec acharnement que la société des cyniques fait résonner dans les longs couloirs humides de son impuissance, ses lugubres ricanements de hyène en crachant son venin frelaté  et ses vains éjaculats au visage de l’Espérance, cette belle vertu théologale.

Les académiciens du neuvième art reprochent à Mimi Stinguette l’amateurisme de son trait. Mais lorsque la forme est en parfaite adéquation avec le fond, n’est-ce pas là l’alchimie secrète des plus grandes œuvres d’art ? 

 

Frère Jacques

 

http://www.amazon.fr/Mimi-Stinguette-naturel-Voire-très/dp/2849531278

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Par meaculpa - Publié dans : mea culpa
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Mercredi 12 octobre 2011 3 12 /10 /Oct /2011 17:48

Le Très Révérend Père Abbé, revenant d'un court voyage, découvre les frasques commises par quelques membres de la congrégation, livrés à eux-mêmes. Frère Jacques ayant particulièrement dépassé les limites imposées par son ordre, il lui signifie expressément de venir faire publiquement....son mea culpa.

 

                                                        images (1)

 

Frère Jacques, allongé face contre terre, les bras en croix:

C'est vrai que j'y suis allé un peu fort sur Mathieu Sapin durant votre absence, Très Révérend Père, je le reconnais, et le regrette, mais d'abord, je ne suis pas le seul ! Ai-je été plus dur que le frère Anonyme à propos de ce livre sur la cuisine ? Et je n'ai pas été, comme Sœur Sourire, jusqu'à apporter dans nos murs d'ignobles sous entendus à propos du péché originel ! Et puis j'ai une excuse. C'est que voilà, moi, moi, moi, moi, je voulais du Supermurgeman, du Mégaron, du Journal de la jungle ...... parce que Mathieu Sapin d'habitude, j'aime bien, voilà !!!

Je pensais rigoler un coup le temps d'une lecture, m'échapper un moment de la pesante heu..........ronronnante vie du cloitre et puis alors.....ben.....j'étais un peu déçu...et...péchant par orgueil, je me suis laissé....oui, c'est cela, emporter par le style, par la verve, ne pensant pas forcemment...à mal. Je...j'étais comme possédé, c'est exactement cela mon Très Révérend Père !

C'est pénétré de repentir, fondu de contrition que que j'implore le pardon de mes péchés envers Mathieu Sapin: MEA CULPA, MEA CULPA, MEA CULPA

Mais Très Révérend Père, ajustez votre juste sentence, éclairé de ma personnelle conclusion quand à mes actes, dont je me repends sincèrement: qui aime bien châtie bien....

 

Le Très Révérend Père, armé de la douceur et de la patience nécessaire à ramener sur les chemins vertueux ses brebis égarées:

Qui aime bien châtie bien ? Ainsi soit-il Frère Jacques. Vous me lirez 30 fois le livre «Mimistinguette, au naturel», de Myriam Rak, et m'en ferez par la suite louanges et dithyrambes.

                                                        couv_9782849531273_grande.jpg

Frère Jacques, pâle comme un suaire:

Mon Très Révérend Père, la punition égale-t-elle la faute ?

 

Le TRP, emprunt de compassion:

Peut-être préférez-vous remplacer «Mimistinguette» par une des œuvres de Margaux Mottin ?

 

Frère Jacques, épouvanté:

Je....je prends Mimistinguette.

 

http://mimistinguette.canalblog.com/

http://www.la-boite-a-bulles.com/fiche_album.php?id_album=120

http://margauxmotin.typepad.fr/


Par meaculpa - Publié dans : mea culpa
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